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jeudi 7 octobre 2021

 


 Seconde guerre de Karabakh ou l’opération                            «Poing de fer»

5 Octobre 2021 


https://www.lagazetteaz.fr/news/politique/7451.html

Paris / Lagazetteaz

Dr. Vazeh ASGAROV,

Docteur de l’Univesité de Strasbourg

Membre du conseil d'administration du Parti du Nouvel Azerbaïdjan

De 1988 à 1994, dans la région du Caucase du Sud, un conflit a opposé l’Arménie à l’Azerbaïdjan, pour le contrôle du Karabakh, territoire situé en Azerbaïdjan, mais peuplé à majorité d’Arméniens depuis l’époque soviétique.

La première guerre du Karabakh s’est soldée par une défaite humiliante pour l’Azerbaïdjan. Le conflit a atteint son intensité maximale entre le 23 et le 26 février 1992 avec le massacre de Khodjali, causant selon les autorités azerbaïdjanaises la mort de 613 personnes, dont 106 femmes et 83 enfants. En raison de l'agression arménienne contre la République d'Azerbaïdjan, le pays a perdu plus de 17 000 kilomètres carrés, soit environ 20% de son territoire. Les Arméniens ont fait prisonniers 4852 Azerbaïdjanais, y compris 323 femmes, 54 enfants et 410 personnes âgées. Plus de 18 000 personnes ont été tuées, plus de 50 000 sont blessés ou estropiés, 4852 personnes sont portées disparues, dont 169 enfants, 338 femmes et 286 vieillards. Aujourd’hui, 783 personnes sont prises en otage en Arménie.

L’Azerbaïdjan a dès lors mené, surtout après le cessez-le feu signé en 1994 (protocole de Bichkek), des négociations diplomatiques à long terme avec la République d'Arménie au sein de diverses organisations internationales pour la mise en œuvre des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU. Pendant presque 30 ans la demande de retrait sans réserve des forces d'occupation des terres azerbaïdjanaises a été, en Arménie, à l'origine de déclarations populistes, telles que « Le Karabagh, c'est l'Arménie, point » de Nikol Pachinyan, arrivé au pouvoir à la suite de la révolution de velours en Arménie en 2018.

Au début 2016, lorsque des plans précis de règlement du conflit ont été discutés, l'Arménie a de nouveau eu recours à la provocation armée, et bombardé des zones densément peuplées, y compris des écoles, des hôpitaux et des lieux de culte le long de la ligne de contact.

Un monument «Poing de fer» a été érigé dans le bourg de Hadrout de la région de Khodjavend.

Les attaques arméniennes ont tué six civils azerbaïdjanais, dont des enfants, tandis que 33 personnes ont été grièvement blessées. Les forces armées azerbaïdjanaises ont lancé une contre-offensive réussie pour riposter aux provocations de l'ennemi et ont libéré plus de 2 000 hectares de territoires occupés dans les régions de Fuzuli, Jabrayil et Aghdara.

Si, d'une part, les événements d'avril ont montré la force de l'armée azerbaïdjanaise, ils ont d'autre part une fois de plus démontré que le maintien du statu quo et la présence des troupes arméniennes dans les territoires occupés de l'Azerbaïdjan étaient les principales causes de tensions dans la zone de conflit et que l'Azerbaïdjan ne s'accommodera jamais de l'occupation.

Tout au long de 2016, des discussions substantielles ont eu lieu entre les présidents azerbaïdjanais et arménien à Vienne et à Saint-Pétersbourg. Mais en raison de la position non constructive de l'Arménie, ces réunions n'ont marqué aucun progrès dans le règlement du conflit. L'Arménie a également poursuivi ses provocations politiques et militaires en 2017.

Les déclarations populistes de Premier Ministre Nikol Pashinyan par ailleurs ont miné la possibilité d'un règlement pacifique du conflit.

En juillet 2020, une série d'affrontements d'artillerie d'intensité variable ont eu lieu, à la suite desquels au moins 16 soldats et un civil ont été tués. Parmi les victimes militaires azerbaïdjanaises figuraient un général de division, un colonel et deux majors.

Les affrontements directs ont fini par se transformer en véritable guerre.
Le 27 septembre 2020, en réponse à une violation flagrante du cessez-le-feu par les forces armées arméniennes, les forces armées azerbaïdjanaises ont lancé des opérations de contre-offensive.
Une mobilisation partielle et la loi martiale sont déclarées.

La capacité de défense de l'armée du pays occupant s'est brisée en peu de temps. L’armée azerbaïdjanaise a d'abord dégagé les points stratégiques, puis a libéré les régions de Jabrayil le 4 octobre, Fuzuli le 17 octobre, Zangilan le 20 octobre, Gubadli le 25 octobre.

La première reprise des négociations sur un cessez-le-feu a eu lieu le 10 octobre par la médiation de la Russie. Malgré cela les hostilités ont été repris. Une deuxième tentative initiée le 18 octobre sous la médiation du Groupe de Minsk a également échoué, ainsi qu'une troisième, proposé par les Etats-Unis le 26 octobre.

Le 8 novembre 2020, le Président Ilham Aliyev, annonce la libération de Choucha. Le 10 novembre 2020, l'Arménie capitule, et le Président azerbaïdjanais, le Premier ministre arménien et le Président russe signent enfin un accord sur la cessation de toutes les hostilités et les opérations militaires en zone de conflit.

Après 30 années de conflit, l’Azerbaïdjan a mis fin à l’occupation de l’Arménie et a restauré lui-même son intégrité territoriale, pourtant exigée depuis 1993 par l’ONU par quatre résolutions (N° 822, 853, 874, 884).

Selon l’accord, Aghdam a été libérée le 20 novembre, Kelbedjer le 25 novembre et Lachine le 1er décembre 2020 sans tirer une seule balle et sans subir de perte en vies humaines. L’accord comprend également la construction des nouvelles communications de transport reliant la République autonome du Nakhitchevan et les régions occidentales de l'Azerbaïdjan à travers le territoire arménien.

Il prévoit également le déploiement de forces de paix russes dans la région pour cinq ans renouvelables et la création d'un centre d'observation russo-turc afin de contrôler le cessez-le-feu.

 

mercredi 6 octobre 2021

 

Fransızların erməni sevgisi




Dr. Vazeh Əskərov

Strasburq Universitetinin doktoru, dosent,

Yeni Azərbaycan Partiyasının (YAP) İdarə heyətinin üzvü

      XX əsrdəki Fransaya erməni köçü 1922-ci ildə daha da sürətlənir. Türkiyədən, Suriyadan, Yunanıstandan, Bolqariyadan və Livandan olan ermənilər I Dunya müharibəsindən sonra boşalmış və dağıdilmış Fransaya işçi qüvvəsi kimi yerləşirlər. 1923-cü ildə imzalanan Lozanna müqaviləsi bu prosesi daha da surətləndirdi. Ermənilərin böyük coğrafi mobilliyi 1922-1936-ci illər arasında baş verir.     1926-ilin statistikasına görə Fransa ermənilərinin sayı 63 minə yaxındır. 1947-ci ildə Fransa ermənilərə vətəndaşliq vermə prosesini surətləndirir. Həmin dövrdə sovet Ermənistanına Avropadan köç məsələsi gündəmə gəlir. 1948-1953-cü illər ərzində 100 min azərbaycanlının Ermənistandan deportasiya (onlar bunu tranmigrasiya da adlandırırlar) edilməsinə razıliq verilir. Lakin qeyd edim ki, rəsmi statistikaya görə yalniz 7 min vətəndaşlıq almış ermənilər Fransadan bu təklifi qəbul edib geriyə dönür. Bu təcrübənin nəticələri acınacaqlı olur və 1956-cı ildə Fransa höküməti həmin ermənilərin geriyə dönməsi üçün danışıqlara gedir. 1945-ci ildə Avropada cərəyan edən siyasi böhran ermənilərin Fransaya olan köçünü daha da surətləndirir.

    Digər tərəfdən, 1948-1953-cü illər ərzində on minlərlə azərbaycanlının deportasiyası, öz doğma yurdlarından qovulmaları da tarixi bir fakt olaraq qalmaqdadır. Ermənilər Türklərsiz Dənizdən Dənizə (Qara dənizdən Xəzərə qədər) Böyük Ermənistan yaratmaq xülyaları baş tutmasa da bir erməni dövləti qurmağı bacardı. Böyük bir Ermənistanı dənizdən dənizə bərpa etmək layihəsi, ermənilərin yaşadıqları və ya yaşadıqları bütün torpaqların faktiki olaraq ermənilər olduğuna və buna görə də Ermənistana məxsus olmalarına əsaslanır. Sovet İttifaqı idarəçiliyinin 70 ili ərzində Ermənistan "Ermənistanı ermənilər üçün" qoruyub saxlamaq, ərazisini Azərbaycan torpaqlarına ziyan vurmaqla genişləndirmək və azərbaycanlıları tarixi və əbədi torpaqlarından qovmaq üçün bütün vasitələrdən istifadə etmək siyasətini həyata keçirdi. Bu dövrdə yuxarıda göstərilən siyasət sistemli və metodik bir şəkildə həyata keçirilmişdir.

   Ermənistanda Sovet İttifaqı (SSRİ) idarəçiliyi qurulduqdan sonra, Türkiyədə, İranda və Gürcüstanda yaşayan əksər azərbaycanlılar, etnik münaqişələr səbəbiylə 20-ci əsrin əvvəllərində tərk etdikləri Ermənistandakı "vətənlərinə" qayıtmağı bacardılar. 

Bu gün Fransa ermənilərin sayı yarım milyondan çoxdur onların 2/3-i Fransada doğulanlar təşkil edir. Böyük əksəriyyəti Marseille şəhərində məskunlaşıb. Tarixçilərin sözünə görə bu məskunlaşma XV əsrə təsadüf edir və əgər həqiqətən belədirsə cənab Prezident İlham Əliyevin Fransa prezidentinə verdiyi tövsiyyə çox düzgün atılmış bir addım kimi dəyərləndirirəm. Əgər Marseille azlıq edərsə bura Fransanın digər rayonlarını Lyon, Valence və eləcə də Parisin bəzi rayonlarını da Macron əlavə edə bilər.


Vazeh Asgarov

lundi 4 octobre 2021

              

             Seconde guerre de Karabakh ou l’opération 

    « Poing de fer »[1]


Paris / Lagazetteaz

 Dr. Vazeh ASGAROV

 Professeur agrégé

Docteur de l’Univesité de Strasbourg

Membre du conseil d'administration du Parti du Nouvel Azerbaïdjan

De 1988 à 1994, dans la région du Caucase du Sud, un conflit a opposé l’Arménie à l’Azerbaïdjan, pour le contrôle du Karabakh, territoire situé en Azerbaïdjan, mais peuplé à majorité d’Arméniens depuis l’époque soviétique.

La première guerre du Karabakh s’est soldée par une défaite humiliante pour l’Azerbaïdjan. Le conflit a atteint son intensité maximale entre le 23 et le 26 février 1992 avec le massacre de Khodjali, causant selon les autorités azerbaïdjanaises la mort de 613 personnes, dont 106 femmes et 83 enfants. En raison de l'agression arménienne contre la République d'Azerbaïdjan, le pays a perdu plus de 17 000 kilomètres carrés, soit environ 20% de son territoire. Les Arméniens ont fait prisonniers 4852 Azerbaïdjanais, y compris 323 femmes, 54 enfants et 410 personnes âgées. Plus de 18 000 personnes ont été tuées, plus de 50 000 sont blessés ou estropiés, 4852 personnes sont portées disparues, dont 169 enfants, 338 femmes et 286 vieillards. Aujourd’hui, 783 personnes sont prises en otage en Arménie.

L’Azerbaïdjan a dès lors mené, surtout après le cessez-le feu signé en 1994 (protocole de Bichkek), des négociations diplomatiques à long terme avec la République d'Arménie au sein de diverses organisations internationales pour la mise en œuvre des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU. Pendant presque 30 ans la demande de retrait sans réserve des forces d'occupation des terres azerbaïdjanaises a été, en Arménie, à l'origine de déclarations populistes, telles que « Le Karabagh, c'est l'Arménie, point » de Nikol Pachinyan, arrivé au pouvoir à la suite de la révolution de velours en Arménie en 2018.

Au début 2016, lorsque des plans précis de règlement du conflit ont été discutés, l'Arménie a de nouveau eu recours à la provocation armée, et bombardé des zones densément peuplées, y compris des écoles, des hôpitaux et des lieux de culte le long de la ligne de contact.


       Un monument «Poing de fer» a été érigé dans le bourg de Hadrout de la région de Khodjavend.

Les attaques arméniennes ont tué six civils azerbaïdjanais, dont des enfants, tandis que 33 personnes ont été grièvement blessées. Les forces armées azerbaïdjanaises ont lancé une contre-offensive réussie pour riposter aux provocations de l'ennemi et ont libéré plus de 2 000 hectares de territoires occupés dans les régions de Fuzuli, Jabrayil et Aghdara.

Si, d'une part, les événements d'avril ont montré la force de l'armée azerbaïdjanaise, ils ont d'autre part une fois de plus démontré que le maintien du statu quo et la présence des troupes arméniennes dans les territoires occupés de l'Azerbaïdjan étaient les principales causes de tensions dans la zone de conflit et que l'Azerbaïdjan ne s'accommodera jamais de l'occupation.

Tout au long de 2016, des discussions substantielles ont eu lieu entre les présidents azerbaïdjanais et arménien à Vienne et à Saint-Pétersbourg. Mais en raison de la position non constructive de l'Arménie, ces réunions n'ont marqué aucun progrès dans le règlement du conflit. L'Arménie a également poursuivi ses provocations politiques et militaires en 2017.

Les déclarations populistes de Premier Ministre Nikol Pashinyan par ailleurs ont miné la possibilité d'un règlement pacifique du conflit.

En juillet 2020, une série d'affrontements d'artillerie d'intensité variable ont eu lieu, à la suite desquels au moins 16 soldats et un civil ont été tués. Parmi les victimes militaires azerbaïdjanaises figuraient un général de division, un colonel et deux majors.

Les affrontements directs ont fini par se transformer en véritable guerre. Le 27 septembre 2020, en réponse à une violation flagrante du cessez-le-feu par les forces armées arméniennes, les forces armées azerbaïdjanaises ont lancé des opérations de contre-offensive. Une mobilisation partielle et la loi martiale sont déclarées.

La capacité de défense de l'armée du pays occupant s'est brisée en peu de temps. L’armée azerbaïdjanaise a d'abord dégagé les points stratégiques, puis a libéré les régions de Jabrayil le 4 octobre, Fuzuli le 17 octobre, Zangilan le 20 octobre, Gubadli le 25 octobre.

La première reprise des négociations sur un cessez-le-feu a eu lieu le 10 octobre par la médiation de la Russie. Malgré cela les hostilités ont été repris. Une deuxième tentative initiée le 18 octobre sous la médiation du Groupe de Minsk a également échoué, ainsi qu'une troisième, proposé par les Etats-Unis le 26 octobre.

Le 8 novembre 2020, le Président Ilham Aliyev, annonce la libération de Choucha. Le 10 novembre 2020, l'Arménie capitule, et le Président azerbaïdjanais, le Premier ministre arménien et le Président russe signent enfin un accord sur la cessation de toutes les hostilités et les opérations militaires en zone de conflit.

Après 30 années de conflit, l’Azerbaïdjan a mis fin à l’occupation de l’Arménie et a restauré lui-même son intégrité territoriale, pourtant exigée depuis 1993 par l’ONU par quatre résolutions (N° 822, 853, 874, 884).

Selon l’accord, Aghdam a été libérée le 20 novembre, Kelbedjer le 25 novembre et Lachine le 1er décembre 2020 sans tirer une seule balle et sans subir de perte en vies humaines. L’accord comprend également la construction des nouvelles communications de transport reliant la République autonome du Nakhitchevan et les régions occidentales de l'Azerbaïdjan à travers le territoire arménien.

Il prévoit également le déploiement de forces de paix russes dans la région pour cinq ans renouvelables et la création d'un centre d'observation russo-turc afin de contrôler le cessez-le-feu.



[1] La deuxième guerre du Karabakh (27 septembre 2020 - 10 novembre 2020), la guerre patriotique ou l'opération Iron Fist - un conflit armé en cours entre les forces armées azerbaïdjanaises et les forces armées arméniennes dans le Haut-Karabakh. C'est la bataille la plus intense et la plus longue depuis le cessez-le-feu qui a duré 44 jours la capitulation de l'Arménie par l'Azerbaïdjan.

[2] Le territoire du Haut-Karabakh et sept régions attachées à Haut-Karabakh. Aux totales, 12 régions de la République d’Azerbaïdjan.


dimanche 25 avril 2021

Ermənilərin törətdikləri soyqırımlar şiddətlə qınanılmalı və hüquqi qiymətini almalıdır.




XX əsrin əvvələrindən başlayaraq silsilə şəkildə Azərbaycanın bir çox şəhərlərində qırğınlar törətməklə öz həqiqi üzlərini gizlətməyi bacaran ermənilər, nədənsə  əsrin sonunda bəşəriyyətin ən dəhşətli faciəsini, Xocalı soyqırımının həyata keçirdiklərini unutdurmağa çalışırlar. 


 


Birləşmiş Ştatların prezidenti Co Bayden ermənilərin bir əsrlik uydurma hadisələri olan və dünya ictimaiətinə “erməni soyqırımı” kimi təqdim etdiyi tarixi uydurmalarını dilə gətirməklə Türkiyəyə olan münasibətlərini üzə çıxartmış oldu və bununla da ABŞ-ın NATO-da mühüm partnoru olan Türkiyə ilə əməkdaşlıq əlaqələrini böyük sual attına aldı. Prezident Baydendən də öncə onun sələfləri olmuş istər Barak Obama və istrsə də Donald Trump hər il 24 aprel tarixi ərəfəsində müəyyən vədlər versələr də öz çıxışlarında “soyqırım” sözü işlətməmiş və I Dünya müharibəsi dövründə ermənilərin Osmanlı imperiyasında “dəhşətli qırğını” və ya “böyük fəlakət” sözləri ilə kifayətlənmişlər. Bəs Cozef Baydenin bu addımını necə qiymətləndirməli və anlamalıyıq?

İlk öncə qeyd etməliyəm ki, yerləşdiyi coğrafi mövqedən və iqtisadi gücündən aslı olmayaraq dünyanın hər bir dövləti öz mənafeyini, dövlətçiliyini və müstəqilliyini qorumaq üçün preventiv addımlar atır. İstər iqtisadi cəhətdən güclü olan, istərsə də inkişaf etməkdə olan dövlətlər edəcəkləri hər hansı siyasi gedişi düşünərək vahid senari əasasında aparılırlar.

II Dünya müharibəsindən sonra daha çox 1950-ci illərdə səslənməyə başlamış ermənilərin uydurduqları sərsəm “soyqırım” məsələsi 1965-ci ildən bəri tanınmağa başlamış (Uruqvay, 1965) və sonrakı illərdə Amerika Birləşmiş Ştatları, Braziliya, Kanada, Fransa, Almaniya, İtaliya, və Rusiya da daxil olmaqla ümumilikdə 30 ölkə və ABŞ-ın 50 ştatından 49-u soyqırım iddiyalarını dövlət və ya parlamentlərində qanun layihəsi və ya müxtəlif qətnamələr çərçivəsində müzakirə edilmiş və qəbul edilmək üçün dövlətə təqdim edilmişlər. Eləcə də Avropa Şurası və Avropa Parlamenti də daxil olmaqla “erməni soyqırımını” bir neçə təşkilat da qanun layihəsi kimi tanımışdır.

Son illər istər Almaniya Bundestaqının istərsə də Fransa Senatının “erməni soyqırımını” tanıyan Qətnamə layihəsini qəbul eməsi bu dövlətlərin Türkiyəyə təziq göstərmək üçün atmalı olduğu bir addımdan başqa bir şey deyildir. Maraqlıdır ki, 2016-cı il 1 iyun tarixində Almaniya Bundestaqının qəbul etdiyi layihə Almaniya Yaşıllar Partiyasının əslən türk olan Cem Özdəmir tərəfindən irəli sürülmüş lakin  iyun ayının 2-də keçirilmiş iclasdakı səsvermədə nə kansler Angela Merkel, nə vitse-kansel Siqmar Gabriel, nə Sosial-Demokrat Partiyasının rəhbəri Frank-Walter Steinmeier eləcə də Xarici İşlər naziri iştirak etməmişlər. Buna baxmayaraq Yaşıllar partiyası tərəfindən qaldırılan qanun layihəsi həm Sosial-Demokratlar Birliyi həm də Sosial-Demokrat Partiyası rəhbərliyi tərəfindən dəstəklənmiş və almaniyalı deputatlarının böyük bir hissəsi “1915-ci ildə erməni və digər xristian xalqlara qarşı törədilmiş soyqırım” haqqında qanun layihəsini qəbul ediblər. Bu hadisə artıq bir neçə vaxtdır təziq altında olan rəsmi Ankara və Berlinin münasibətlərinin daha da soyumasına səbəb olmuş və məhz Berlinin vasitəçiliyi ilə Avropa İttifaqı (Aİ) və Türkiyə arasında mübahisəli “miqrant” müqaviləsi gündəmə gəlmiş eləcə də müqaviləyə əsasən Türkiyə öz vətəndaşları üçün azad Şengen vizası müqabilində Avropaya olan miqrant axınının qarşısını almaq üçün onları öz ərazisində yerləşdirmək öhdəliyi vəd etmişdir.

Buradan belə qənaətə gəlmək olar ki, bir əsrdən çox müttəfiq olan istər ABŞ istərsə də Almaniya Türkiyə üçün önəmli olan “soyqırım” məsələsinə görə münasibətlərini pozmaqmarı başqa bir məna güdür. Soyqırım məsələsində ABŞ-Türkiyə münasibətləri müzakirə olunsa da məsələnin dərinliyi yenə də ermənilərin öz işlərini necə həssaslıqla gördüklərinin şahidi oluruq.

Hadisələrin cəryan etdiyi bir dövrdə, BMT Baş katinin sözçüsü Stefan Dyujarrik ABŞ-ın bu məsələ ilə atacağı ehtimal olunan addımları şərh edərkən “Soyqırım faktını ilk məhkəmə müəyyənləşdirməlidir” deyə qeyd edib. Lakin ABŞ son illər istər hərbi istərsə də iqtisadi sahələrdə ardıcıl olaraq Vaşınqton-Ankara münasibətlərinə qarşı addımlar atıb. Belə ki, Türkiyənin ABŞ-ın etirazına baxmayaraq Rusiyadan "S-400" raket-zenit kempleksinin alınması Ankaranın "F-35" proqramından çıxardılması və Türkiyə hərbi sənayesinə qarşı sanksiyalar ilə nəticlənmişdir. Eləcə də Azərbaycanın 44 günlük apardığı şərəfli II Qarabağ savaşında da rəsmi Ankaranın Bakını sözdə və əməldə dəstəkləməsi ABŞ-ın ATƏT-ın Minsk qrupunun həmsədri kimi yürütdüyü siyasətinin fiaskoya uğraması və hadisələri yenidən nəzarətə almaq istəyi kimi də qiymətləndirilə bilər. 

Lakin nədən ermənilərin XX əsrin əvvəllərindən başlayaraq Azərbaycanlılara qarşı törətdikləri sistemli soyqrımlara belə reaksiyalar yoxdur? Belə ki, XX əsrin əvvələrində başlayaraq silsilə şəklində Azərbaycanın bir çox şəhərlərində qırğınlar törətməklə öz həqiqi üzlərini gizlətməyi bacaran ermənilər, nədənsə  əsrin sonunda bəşəriyyətin ən dəhşətli faciəsini, Xocalı soyqırımının həyata keçirdiklərini unutdurmağa çalışırlar.  Dünya  dövlətləri də Xocalı soyqırımına həltörətə də diqqətdən kənar qəyub ermənilərə tarix dərsi keçmirlər. Soyqırımlar ilə bağlı dünya ölkələrinin ən ali orqanlarında layihələr müzakirəyə çıxarılan zaman yaxşı olardı ki, ermənilərin də törətdikləri soyqırımlar haqqında xatırlamalar edilib qətnamə və qanun layihələri qəbul olunardı.

             Dr. Vazeh Əskərov

Tarix üzrə fəlsəfə doktoru, dosent,

Yeni Azərbaycan Partiyasının Idarə Heyətinin üzvü

Fransiz-Azərbaycan Universitetinin icraçı direktoru


vendredi 12 mars 2021

     

L'Azerbaïdjan est un pays multi-religieux et multiethnique 

et c'est notre grande richesse.


      

        Dr. Vazeh Asgarov

        Professeur agrégé

     Docteur de l’Univesité de Strasbourg

     Membre du conseil d'administration du Parti du Nouvel Azerbaïdjan


     Tout d'abord, je voudrais préciser que pendant de nombreux siècles, des traditions interreligieuses, des traditions de tolérance et de respect mutuel ont existé entre les communautés ethniques et religieuses, y compris les musulmans, les chrétiens et les juifs en Azerbaïdjan. Indépendamment de sa structure sociopolitique, l'Azerbaïdjan s'est toujours avéré être un pays exemplaire dans ce sens. Pendant des siècles, des représentants de toutes les religions et de tous les groupes ethniques ont vécu dans mon pays en tant que famille dans la paix, la gentillesse, l’amitié et la compréhension mutuelle. L'Azerbaïdjan est un pays multi-religieux et multiethnique et c'est notre grande richesse.

    Depuis plusieurs siècles, l'Azerbaïdjan est un pays multiethnique. C'est pourquoi le gouvernement semble avoir pris les mesures nécessaires pour garantir l'égalité entre tous les citoyens. Dans le même temps, l'État veille à ce que les personnes appartenant à des minorités nationales puissent participer pleinement à toutes les activités du pays. Même si la notion de « minorité nationale » n'est pas définie dans la législation nationale, le gouvernement de la République azerbaïdjanaise reconnaît les droits des communautés minoritaires, puisque chacun a le droit de déterminer librement son appartenance à toute minorité nationale.

    L'islam est la deuxième religion en France après le catholicisme. La communauté musulmane française est ainsi la première d'Europe et la première en termes de croissance. Essentiellement issues de l'immigration connue par la France à partir des années 1960 en provenance du monde occidental, principalement due aux migrations des pays du Maghreb, de l'Afrique de l'Ouest et du Moyen-Orient, les populations musulmanes sont aujourd'hui souvent de deuxième, troisième voire quatrième génération.

    De mon point de vue, la situation en Azerbaïdjan ne peut être comparée à celle de la France. Parce que les musulmans sont venus en France d'Espagne en 717. En 888, la colonie arabe de Fraxinetum a été fondée dans le sud de la France, qui existe depuis près de 100 ans. Dans le futur, il n'y aura pratiquement plus de musulmans en France depuis longtemps. Au 19e-début du 20e siècle, des territoires à forte population musulmane forment l'Algérie, la Tunisie et le Maroc ont été annexés aux territoires de la France.

    Malheureusement, aujourd'hui, les deux mots islamiste et terroriste sont parfois confondus en France. Je sais que le gouvernement français essaie d'établir la bonne relation entre les différents religieux mais le problème existe toujours. Je pense que ce n'est pas directement lié à la religion. Il est plutôt lié aux anciennes colonies et territoires français et à leurs ressortissants qui ont émigré en France à partir du XXe siècle. Je trouve qu'il est plutôt nécessaire de construire les relations avec les ressortissants de ces pays car il y a beaucoup d'autres minorités à confession musulmane qui sont installées en France des autres pays musulmans qui n'ont pas de problème interreligieux.

Azerbaijan is a multi-religious, multi-ethnic country and

 this is our great wealth. 


Dr. Vazeh ASGAROV

Associate Professor


Doctor of the University of Strasbourg 


Member of the Board of Directors of the New Azerbaijan Party


    
For several centuries Azerbaijan has been a multi-ethnic country. 
This is why the government seems to have taken the necessary measures to ensure that equality is guaranteed between all citizens. At the same time, the state ensures that persons belonging to national minorities can participate fully in all activities of the country. Even though the notion of “national minority” is not defined in national legislation, the government of the Azerbaijani Republic recognizes rights of minority communities, since everyone has the right to freely determine their membership of any national minorities.    
First of all, I would like precise that 
for many centuries, inter-religious traditions, traditions of tolerance and mutual respect had existed between ethnic and religious communities, including Muslims, Christians and Jews in Azerbaijan. Regardless of its socio-political structure, Azerbaijan has always proved to be an exemplary country in this direction. For centuries, representatives of all religions and all ethnic groups have lived in my country as a family in peace, kindness, friendship and mutual understanding. Azerbaijan is a multi-religious, multi-ethnic country and this is our great wealth. 

    Islam is the second religion in France after Catholicism. The French Muslim community is thus the first in Europe and the first in terms of growth. Essentially resulting from the immigration known by France from the 1960s from the Western world, primarily due to migration from Maghrebi, West African, and Middle Eastern countries, Muslim populations today are often second, third or even fourth generation.
    From my point view, the situation in Azerbaijan can't be comparing with France. Because Muslims came to France from Spain in 717. In 888, the Arab colony of Fraxinetum was founded in southern France, which existed for almost 100 years. In the future, there were practically no Muslims in France for a long time. In the 19th - early 20th centuries, territories with a significant Muslim population form Algeria, Tunisia, Morocco were annexed to the territories of France.
    Unfortunately, today the two words islamist and terrorist are sometimes confused in France. I know that the French Government is trying to establish the right relationship between the different religious but the problem still exists. I think that it is not directly related to religion. It is rather linked with the former French colonies and territories and their nationals who emigrated to France from the XX century. I find that it is rather necessary to build the relations with the nationals of these countries because there are many other minorities with the Muslim confession which are installed in France of the other Muslim countries which have no inter-religious problem.


Dr. Vazeh ASGAROV

Associate Professor


lundi 8 février 2021

 

               Sovet dövründəki sürgünlərin siyasi səbəbləri və Azərbaycan

Sovet dönəmində represiyaya məruz qalanlar haqqında statistik məlumat qapalı aparılır, nəticələr saxtalaşdırılır və bir qayda olaraq, gizlin və əlçatmaz saxlanılırdı. Yalnız 1980-ci illərin sonları bir çox arxiv sənədlərinə daxil olunmasına icazə verilməsi və bir çox tədqiqatçıların bu mövzuya müraciət edərək məqalələr yazması uzun illər gizli qalmış sürgün qurbanları haqqında məlumat vermiş oldu. Haçansa sürgün həyatı yaşamış A.Soljenisenin 1973-cü ildə qələmə aldığı “Qulaq arxipelaqı” artıq bu dəhşətli terror haqqında ilk təsəvvürü yaratmışdı.



1920-30-cu illərdə sürgün həyatının acısını duymuş və eşitmiş insanlar bu vəziyyət ilə üzləşməsinlər deyə ilk təhlükə hiss etdikləri an hələ ki, sərhədləri kifayət qədər nəzarət olunmayan ölkə hüdudlarını tərk etməyi üstün tuturdular. Sürgün olunan insanları əsasən Sibirin, Uralın və Qazaxıstanın çöllərində salınmış lagerlərə yerləşdirirdilər. Bu dövr bir çox tanınmış azərbaycanlılar Mikayıl Müşfiq, Tağı Şahbazi, Salman Mümtaz, Hüseyn Cavid və s. bu terrorun qurbanlarına çevrilirlər.


İkinci Dünya müharibə illərində Sovet xalqlarının bəziləri başqa bir köçün şahidi olurlar. 1942-48-ci illərdə almanlar ilə əlaqə qurma təhlükəsindən sığortalanmaq üçün Sovet rəhbərliyi Volqaboyu məskunlaşmış almanları, çeçenləri, Krım tatarlarını, məshəti türklərini Qazaxıstana sürgün edirlər. Mir Cəfər Bağırovun bir başa Stalin ilə uzun sürən müzakirələrindən sonra azərbaycanlıların Qazaxıstana köç edilməsinin qarşısı alınır. Lakin bu proses 1948-53-cü illər arasında digər bir köç ilə, 100 000 azərbaycanlının Ermənistandan Azərbaycana köçürülməsi ilə nəticələnir.


IN: Vazeh ASGAROV "L'immigration des Azerbaïdjanais. L'immigration générale des Azerbaïdjanais, histoire et perspectives: le cas de la France", PAF 2014

Ədəbiyyat 
1. Vahidov F. Q., Ağayev T. B. Sosiologiya. Ali məktəblər üçün dərs vəsaiti. Bakı: «Təknur» nəşriyyatı, 2008, 334 s. 
2. GALLISSOT René (2007), Algérie: Engagements Sociaux Et Question Nationale - De La Colonisation À L'indépendance De 1830 À 1962, Paris, De L'atelier.
3. BONNAFOUS Simone (1991), L’immigration prise aux mots, Paris, Kimé. 4.  MESPOULET Martine (2007), La « renaissance » de la sociologie en URSS (1958-1972), Revue d'Histoire des Sciences Humaines 1/2007 (n° 16), p. 57-86. 
5. ЯДOВ Владимир (1998), Социология в России, Москва, Издательство Института социологии РАН. 
6. TANDONNET Maxime (2007), Géopolitique des migrations. La crise des frontières, Paris, Ellipses Marketing. 

7. Vazeh ASGAROV (2013), L'immigration des Azerbaïdjanais, PAF, 425 p. 

Dr. Vazeh Əskərov